La prise de décision fondée sur les données : comment la LSS crée cette habitude
La plupart des gestionnaires affirment que leur organisation est axée sur les données. Mais en observant les décisions réelles, on constate souvent un autre mécanisme : la personne la plus haut placée exprime une opinion, la salle s'ajuste et la décision est prise. Les données sont parfois invoquées après coup pour justifier la conclusion déjà atteinte.
La phase Mesure : les données avant les solutions
La discipline de la phase Mesure du DMAIC commence avant même la collecte des données. La première question est : que mesurons-nous exactement ? Une définition opérationnelle précise -- qui spécifie quoi mesurer, comment, par qui et dans quelles conditions -- est le fondement indispensable de tout travail fondé sur les données. Sans cela, cinq personnes mesurant le même processus produiront cinq chiffres différents.
Analyse graphique avant les conclusions
Les praticiens LSS analysent les données graphiquement avant de tirer des conclusions. Les cartes de contrôle permettent de distinguer deux types de variation fondamentalement différents : la variation de cause commune (normale, inhérente au processus) et la variation de cause spéciale (signal qu'un événement inhabituel s'est produit). Réagir à la variation commune comme s'il s'agissait d'un signal -- c'est ce qu'on appelle le « traficotage » -- aggrave généralement le processus.
Bâtir l'habitude au niveau de l'équipe
Trois pratiques concrètes permettent d'ancrer la prise de décision fondée sur les données : un plan de collecte de données (ce qu'on collecte, pourquoi, qui, quand et où), le management visuel (les données affichées là où l'équipe travaille), et une revue régulière des données en équipe. Les données qui restent dans un tableur sur l'ordinateur d'une seule personne ne changent pas les comportements collectifs.
Le changement de comportement requis au niveau de la direction
Les habitudes au niveau des équipes ne suffisent pas si le comportement des dirigeants ne change pas. Les leaders qui demandent des données -- et non de simples conclusions -- dans les réunions signalent que les données ont de la valeur. Ceux qui acceptent des conclusions sans preuve envoient le message contraire, quelles que soient les valeurs affichées de l'organisation.
XNM Conseil accompagne les organisations dans le développement des capacités Lean Six Sigma et d'une culture de décision fondée sur les données.