Constituer un dossier de justification pour un programme Lean Six Sigma
Lean Six Sigma a fait ses preuves dans de nombreux secteurs, mais chaque programme a besoin de l'approbation des dirigeants. Ces derniers posent invariablement les mêmes questions : quel en sera le coût, quel en sera le bénéfice, combien de temps cela prendra-t-il ? Les organisations qui répondent rigoureusement à ces questions obtiennent le financement ; celles qui répondent vaguement ne l'obtiennent pas.
Partir du coût de la mauvaise qualité
Le coût de la mauvaise qualité (COPQ) est le fondement de tout dossier LSS crédible. Il couvre les coûts de défaillance interne (retouches, rebuts), les coûts de défaillance externe (réclamations clients, retours), les coûts d'évaluation (inspection, audit) et les coûts de prévention. Les organisations sous-estiment généralement ce chiffre car seuls les coûts visibles sont comptabilisés. Les benchmarks sectoriels situent le COPQ entre 5 et 20 % du chiffre d'affaires pour les organisations sans programme d'amélioration structuré.
Projeter les économies du programme
Les programmes LSS bien mis en oeuvre récupèrent généralement 1 à 3 % du chiffre d'affaires en Année 1. Les projections d'économies doivent être spécifiques -- projet par projet, avec une description du processus amélioré et de l'impact financier. Les projections agrégées ou spéculatives érodent la confiance des dirigeants.
Coûts de mise en oeuvre
Une estimation réaliste couvre : la formation et la certification (Green Belt et Black Belt), la facilitation et le conseil externe, les outils logiciels, et surtout le temps -- les ceintures consacrent généralement 25 à 50 % de leur temps aux projets LSS, avec un coût d'opportunité qui doit être inclus dans le calcul.
Calendrier de retour sur investissement et suivi
La plupart des programmes LSS atteignent un retour positif en 12 à 18 mois. L'Année 1 est généralement négative (les coûts précèdent les économies) ; l'Année 2 devient positive ; l'Année 3 et au-delà révèle l'effet composé d'un programme mature. Le dossier doit préciser comment les économies seront tracées et vérifiées dans les états financiers.
Modèle de gouvernance
Les dirigeants qui approuvent un programme LSS veulent savoir qui en est responsable. Le modèle de gouvernance doit désigner un sponsor senior, un responsable de déploiement, un mécanisme de sélection de projets et un rythme de reporting qui maintient la direction informée.
XNM Conseil accompagne les organisations dans la constitution du dossier de justification pour les programmes Lean Six Sigma, la sélection de projets à fort impact et la mise en place des structures de gouvernance.